Sadek Beloucif : le médecin franco-algérien né à Annaba, fils d’un sénateur et d’une professeure d’anglais

Répandez l'amour du partage
Sadek Beloucif, un médecin réanimateur et professeur de médecine franco-algérien

Sadek Beloucif, né en 1958 à Annaba dans l’Est algérien, est un médecin réanimateur et professeur de médecine franco-algérien. Fils d’un père sénateur d’Afrique du Nord et d’une mère professeure d’anglais, il a grandi à Paris dès l’âge de 6 ans dans le 14e arrondissement. Figure de l’éthique médicale en France, il préside le conseil d’orientation de la Fondation de l’islam de France et a siégé au Comité consultatif national d’éthique.

Des origines algériennes et un milieu social favorisé

Jeune Afrique précise qu’il est né en 1958 à Annaba, dans l’Est algérien, d’un père sénateur d’Afrique du Nord et d’une mère professeure d’anglais. La Croix confirme ces informations en juillet 2017 : “Sadek Beloucif est né en 1958 à Annaba, en Algérie, d’une mère professeure d’anglais et d’un père sénateur nord-africain. Il grandit à Paris dès l’âge de 6 ans.”

Le statut de sénateur de son père suggère une position sociale privilégiée dans l’Algérie coloniale puis post-indépendance. Annaba, anciennement Bône, est une ville côtière importante de l’Est algérien. Le départ pour Paris à 6 ans, soit en 1964, intervient deux ans après l’indépendance algérienne de 1962, période de bouleversements politiques.

Jeune Afrique rapporte ses propos : “Je n’ai jamais subi le racisme, mais je ne le tolère pas contre les autres. J’ai toujours été protégé grâce à mon milieu social favorisé, c’est malheureusement une évidence”. Cette lucidité sur ses privilèges contraste avec de nombreux discours sur l’immigration maghrébine en France.

Un parcours médical et éthique exceptionnel

Nommé en 1999 au Comité consultatif national d’éthique (CCNE) par le président de la République, il siège pendant huit ans aux côtés d’un catholique, d’un protestant, d’un juif et d’un libre-penseur. Didier Sicard, président du CCNE à cette période, salue un homme à la pensée “extrêmement libre” : “Il n’a jamais prétendu avoir des réponses en s’appuyant uniquement sur sa foi. Il est d’une honnêteté intellectuelle exceptionnelle et a toujours cherché à aller plus loin que les préceptes religieux.” Didier Sicard considère que la communauté musulmane aurait besoin de davantage de personnalités partageant cette approche éthique rigoureuse.

De 2008 à 2011, il préside le conseil d’orientation de l’Agence de la biomédecine. CIASE référence sa participation à la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église. CCNE publie des documents attestant de ses contributions. Who’s Who France répertorie sa biographie officielle.

Le Quotidien du Médecin titre : “Pr Sadek Beloucif : un réanimateur pour déchoquer la société française”. Mizane Info présente : “Qui est Sadek Beloucif, le président du conseil d’orientation de la Fondation de l’islam de France”. YouTube héberge ses interventions publiques. RCF rapporte ses critiques du projet de loi sur la fin de vie qu’il juge “politicien, éloigné de la réalité”.

Un engagement pour l’islam de France et le dialogue interreligieux

La Croix détaille son rôle à la tête du conseil d’orientation de la Fondation de l’islam de France en juillet 2017. Les projets portent sur l’apprentissage de l’islamologie, le financement de la formation universitaire et la mise sur pied d’une commission “femmes” visant à réhabiliter la figure du féminin dans l’islam.

Facebook Chouf Chouf titre : “Sadek Beloucif, le médecin franco-algérien qui réconcilie la foi et la science”. Cette formulation résume son approche conciliant convictions religieuses musulmanes et rigueur scientifique médicale, position rare dans le débat public français souvent polarisé.

Jeune Afrique rapporte qu’il exerce à l’hôpital Avicenne de Bobigny, établissement qu’il décrit comme ayant “une âme”. Contrairement à ses attentes initiales de rencontrer une mosaïque de communautés distinctes, il constate que les difficultés économiques unifient davantage les patients que leurs origines ne les séparent. S’il a caressé un moment l’idée de rentrer en Algérie, il y a renoncé : “J’ai une dette morale envers mon pays, mais j’essaie de la rembourser avec ce que je fais ici”, expliquant son engagement dans la promotion de la greffe et du don d’organes au Maghreb.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

error: Le contenu est protégé !!