
Michel Yakovleff, général de corps d’armée français, est né d’un père militaire américain et d’une mère néo-zélandaise. Son grand-père paternel était russe et socialiste, ayant probablement émigré après la Révolution russe. Surnommé “Mischka”, ce parachutiste sportif a fait l’essentiel de sa carrière dans la cavalerie blindée et la Légion étrangère avant de devenir vice-chef d’état-major du QG de l’OTAN et analyste militaire médiatique reconnu.
Des origines familiales russes, américaines et néo-zélandaises
Facebook Parachutistes révèle en février 2023 des informations biographiques précieuses : “grand-père russe socialiste, père dans l’armée américaine, mère néo-zélandaise”. Cette généalogie complexe explique son patronyme à consonance russe Yakovleff, qui est également le nom d’un célèbre constructeur russe d’avions de combat (les Yak).
Son grand-père russe socialiste a probablement quitté la Russie lors de la Révolution bolchevique de 1917 ou durant les années suivantes, rejoignant les flux migratoires russes vers l’Occident. Le fait que son père ait servi dans l’armée américaine suggère que la famille s’est installée aux États-Unis, où Michel Yakovleff est probablement né.
Geneastar référence Michel Yakovleff dans sa base de données généalogiques. Filae et Geneanet proposent des informations sur le nom de famille Yakovleff, patronyme d’origine russe relativement rare en France. Wikipedia retrace sa carrière militaire sans détailler ses origines familiales.
Un parcours militaire franco-américain exceptionnel
Facebook précise qu’il est surnommé “Mischka” (diminutif russe de Michel) et qu’il a fait l’essentiel de sa carrière dans la cavalerie blindée et la Légion étrangère. Il a été chef de corps du 1er REC (Régiment étranger de cavalerie) de 2001 à 2003, puis vice-chef d’état-major du QG de l’OTAN et enseignant à l’École de guerre.
Chaire Stratégique Panthéon-Sorbonne le présente comme conférencier, témoignant de sa reconnaissance académique. L’Œil d’une Parisienne titre : “Michel Yakovleff, vie privée : discrétion et équilibre d’un militaire d’exception”, soulignant sa volonté de préserver son intimité familiale malgré sa notoriété médiatique.
Un article du Figaro lui a été consacré en février 2023 en raison de ses nombreuses apparitions télévisuelles sur la guerre en Ukraine. Rompu à l’art de la métaphore, il est célèbre pour avoir dit au sujet du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov : “C’est la puce qui se prend pour le chien”.
Un parachutiste sportif devenu analyste militaire
Facebook souligne qu’il est “l’un des nôtres, toujours actif, toujours à enseigner, larguer, encadrer de jeunes paras sportifs à qui il transmet son expérience”. Général 2S (statut de retraite militaire particulier), il était en train de faire du parachutisme sportif au Maroc lors du déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022.
YouTube héberge des interventions médiatiques où il analyse les conflits contemporains. Facebook qualifie ce général d'”officier intègre, franc, d’une très grande loyauté”. Il a participé à la rédaction du Livre Blanc de la Défense 2008 et a écrit un article dans ParaMag concernant la période électorale fédérale suisse de 2020.
La famille parachutiste est fière de compter parmi elle un homme d’une telle qualité, sorti de l’anonymat dans les dramatiques circonstances de la guerre en Ukraine. Son parcours illustre comment des origines multiculturelles (russe, américaine, néo-zélandaise) peuvent converger vers un engagement au service de la France et de l’OTAN.
Le choix de rejoindre l’armée française plutôt qu’américaine malgré ses origines paternelles témoigne d’un attachement profond à la France, pays qui l’a probablement accueilli durant son enfance ou sa jeunesse, lui permettant de construire une carrière militaire exceptionnelle culminant avec le grade de général de corps d’armée.