
Ferghane Azihari, essayiste et analyste politique français né le 16 octobre 1993, occupe le poste de délégué général de l’Académie libre des sciences humaines. Issu d’une famille d’origine comorienne de culture musulmane, ses parents ont quitté l’archipel des Comores pour la France, fuyant à la fois la pauvreté matérielle et la pollution environnementale. Figure du libéralisme français, il défend une écologie moderne et critique l’écologisme radical.
Des origines comoriennes et une culture musulmane
Wikiberal précise qu’il est issu d’une famille d’origine comorienne, de culture musulmane. Les Échos révèlent en octobre 2021 un témoignage personnel où il explique que ses parents ont fui non seulement la pauvreté économique des Comores mais également des conditions environnementales difficiles dans cet archipel peu industrialisé de l’océan Indien.
Cette double motivation migratoire – économique et environnementale – constitue un élément fondateur de sa réflexion sur l’écologie et le développement. L’archipel des Comores, situé dans l’océan Indien entre Madagascar et le Mozambique, est l’un des pays les plus pauvres du monde. Le parcours de ses parents illustre les enjeux complexes de la migration depuis les anciennes colonies françaises.
Marianne publie un article intitulé : “Être de culture musulmane n’empêche pas de commettre des erreurs de jugement sur l’islam”, témoignant de sa capacité à porter un regard critique sur sa propre culture d’origine. Le Figaro titre en avril 2021 : “Ferghane Azihari : l’islam n’est pas la religion des opprimés”, article où il déconstruit certains discours victimaires.
Un intellectuel libéral aux positions controversées
Wikiberal détaille qu’il a été chargé d’études pour l’Institut de recherches économiques et fiscales (IREF) ainsi que pour l’Institut économique Molinari, deux think tanks français libéraux de premier plan. Il est membre de la Société d’Économie Politique et a longuement participé au réseau European Students for Liberty et à Young Voices.
Facebook Le Figaro partage une intervention où il rappelle que la colonisation française a aussi entraîné la fin d’oppressions séculaires en Algérie, propos qui témoignent de ses positions controversées sur l’histoire coloniale. Cette déclaration, venant d’un intellectuel d’origine comorienne (les Comores ayant été également une colonie française), suscite des débats passionnés.
Tribune Juive publie en novembre 2024 : “Plaidoyer pour l’arabe de service par Ferghane Azihari”, article où il assume et revendique cette expression souvent péjorative désignant les personnalités issues de l’immigration qui critiquent certains aspects des cultures dont elles sont issues.
Un essayiste régulièrement invité dans les médias
Wikiberal indique qu’il est régulièrement invité dans les médias français, sur Europe 1, BFM, et dans Atlantico, L’Opinion, Le Point ou Contrepoints. X (Twitter) héberge son compte @FerghaneA où il partage ses analyses. Intervenants.fr le présente comme sociologue et philosophe disponible pour des conférences.
En 2021, il publie Les écologistes contre la modernité dans lequel il interroge les motivations fondamentalement anticapitalistes de l’écologie radicale contemporaine. Il y défend une écologie moderne et libérale s’appuyant sur le progrès scientifique. Le livre a été sélectionné pour le Prix Turgot 2022 du livre d’économie, et il a reçu le Prix Turgot du Jeune Talent.
Les Échos rapportent qu’il cite Sénèque et Horace pour démontrer que la pollution n’est pas uniquement liée à l’industrialisation moderne, argument qui s’inscrit dans sa critique du “déclinisme vert”. Lisez et Babelio référencent ses ouvrages, témoignant de sa reconnaissance en tant qu’auteur.
Son parcours illustre comment un intellectuel issu de l’immigration comorienne peut développer une pensée originale qui échappe aux catégories traditionnelles, assumant son origine tout en critiquant certains discours sur l’immigration, le postcolonialisme et l’écologisme radical.