
Hinaupoko Céline Devèze, couronnée Miss France 2026 le 6 décembre au Zénith d’Amiens, incarne parfaitement le métissage culturel français. À 23 ans, cette représentante de Tahiti née à Papeete le 17 mars 2002 porte en elle un double héritage : celui des îles Marquises transmis par sa mère Léa Hatuuku, et celui du sud de la France légué par son père Olivier Devèze. Découverte des parents qui ont façonné la personnalité de la nouvelle reine de beauté.
Léa Hatuuku, une mère marquisienne aide-soignante
La mère d’Hinaupoko se nomme Léa Hatuuku. Originaire de l’île d’Ua Pou dans l’archipel des Marquises, elle exerce la profession d’aide-soignante dans un hôpital psychiatrique. Cette double origine géographique et professionnelle marque profondément l’identité familiale d’Hinaupoko, qui revendique avec fierté ses racines marquisiennes.
Léa Hatuuku incarne le lien vivant d’Hinaupoko avec la Polynésie française. Les ancêtres de Léa sont essentiellement concentrés à Ua Pou, île volcanique située dans l’archipel des Marquises au nord-est de Tahiti. Cette ascendance marquisienne explique l’attachement viscéral d’Hinaupoko à cette partie de la Polynésie, souvent considérée comme le berceau spirituel de la culture polynésienne.
La relation entre Léa et sa fille apparaît particulièrement fusionnelle. Lors du couronnement d’Hinaupoko comme Miss Tahiti le 28 juin 2025, Léa témoigne de son émotion intense. Elle confie que son cœur s’est arrêté de battre à ce moment-là, qu’elle était ankylosée face à l’incroyable réalité : sa fille avait gagné. Léa ajoute avoir ressenti cette victoire comme si elle-même avait gagné, qualifiant l’événement de fabuleux.
C’est Léa qui choisit le prénom polynésien de sa fille : Hinaupoko, qui signifie grande déesse en langue marquisienne. Ce choix onomastique révèle la volonté maternelle de transmettre à sa fille un héritage culturel fort, ancré dans la mythologie et la spiritualité polynésiennes. En Polynésie, les prénoms portent souvent une dimension spirituelle et culturelle profonde, connectant l’enfant à ses ancêtres et à son territoire.
En 2023, Léa accompagne sa fille dans son retour définitif à Tahiti. Après quinze années passées en France métropolitaine, mère et fille décident ensemble de renouer avec leurs racines polynésiennes. Elles s’installent à Māhina, commune située sur la côte nord de Tahiti, marquant ainsi un nouveau chapitre de leur vie commune.
Olivier Devèze, un père psychiatre originaire du Gard
Le père d’Hinaupoko se nomme Olivier Devèze. Il exerce la profession de psychiatre et est originaire du sud de la France métropolitaine, plus précisément du département du Gard. Cette origine géographique explique le parcours migratoire de la famille Devèze entre la Polynésie et le sud de la France.
Olivier Devèze porte un patronyme français présent dans plus de 500 foyers en France, avec une concentration particulière dans le Gard, le Cantal et l’Aude. Sa généalogie paternelle s’avère particulièrement riche et remonte sur plusieurs générations dans la région cévenole, notamment autour de Sauve en Piémont cévenol.
C’est Olivier qui choisit le second prénom de sa fille : Céline. Ce prénom français classique, révélé publiquement après le couronnement d’Hinaupoko comme Miss France 2026, illustre la volonté paternelle d’ancrer également sa fille dans la culture métropolitaine. Hinaupoko Céline Devèze porte ainsi deux prénoms reflétant ses deux héritages culturels.
La généalogie paternelle d’Hinaupoko révèle des racines particulièrement profondes en France. Les recherches généalogiques remontent la lignée patronymique Devèze jusqu’à Barthélemy Devèze, tisserand né vers 1560 et époux de Catherine Villeneuve. Cette lignée s’enfonce encore plus loin dans le temps jusqu’à Jean Devèze ou de la Devèze, né vers 1410 et époux de Marguerite de Melinhargues.
Parmi les ancêtres d’Olivier figurent des notables régionaux, notamment dans le Gard, la Drôme, le Vaucluse et l’Ardèche. La famille compte des industriels de la soie lyonnais comme les Bernard, ainsi qu’Émile Bernard exilé après le coup d’État de 1851. Plus loin encore, la généalogie remonte jusqu’à Jean, marquis de Pont-à-Mousson et seigneur de Saint-Rémy, né en 1475 et fils bâtard du roi René d’Anjou. Cette filiation fait couler dans les veines d’Hinaupoko du sang royal remontant à Saint-Louis.
Une famille recomposée et soudée
Hinaupoko grandit dans une famille recomposée. Elle possède plusieurs demi-frères et demi-sœurs issus des unions précédentes de ses parents. Cette configuration familiale élargie forge chez la jeune femme une capacité à tisser des liens et à naviguer entre différents univers familiaux.
La famille Devèze-Hatuuku se caractérise par des valeurs fortes transmises à Hinaupoko : le respect, l’écoute et la persévérance. Ces principes éducatifs transparaissent dans la personnalité publique de la nouvelle Miss France, qui place le respect au cœur de son discours et de son engagement.
Un parcours géographique familial complexe
Le couple Olivier-Léa construit sa vie familiale entre plusieurs territoires. Hinaupoko naît à Papeete en 2002. En 2006, la famille quitte Tahiti pour s’installer en Nouvelle-Calédonie pendant deux années. Cette première migration répond probablement à des opportunités professionnelles pour Olivier, psychiatre.
En 2008, la famille Devèze migre vers la France métropolitaine, s’installant dans le Gard, département d’origine du père. La famille réside d’abord à Saint-Hippolyte-du-Fort pendant un an avant de se fixer définitivement à Pompignan. Hinaupoko y poursuit sa scolarité primaire et secondaire, fréquentant notamment le lycée privé Notre-Dame de la Merci à Montpellier.
Ce parcours géographique complexe entre Polynésie, Nouvelle-Calédonie et France métropolitaine forge l’identité plurielle d’Hinaupoko. La jeune femme grandit entre deux mondes, absorbant les codes culturels polynésiens de sa mère et l’héritage méditerranéen de son père.
Quinze ans après avoir quitté Tahiti, Hinaupoko ressent l’appel de ses origines polynésiennes. En 2023, elle décide de retourner définitivement à Tahiti, accompagnée de sa mère Léa. Ce retour aux sources marque une quête identitaire assumée, un besoin de renouer avec la culture marquisienne transmise par Léa.
Les parents d’Hinaupoko Devèze incarnent ainsi ce métissage franco-polynésien qui enrichit l’identité française contemporaine, où les héritages multiples se conjuguent harmonieusement pour forger des personnalités uniques et des parcours exceptionnels.