
Julie Zitouni naît le 11 avril 1999 à Alger, capitale de l’Algérie. Cette origine algéroise constitue le premier chapitre d’une histoire personnelle marquée par un double ancrage méditerranéen entre le Maghreb et la Provence, révélé lors de sa participation à Miss France 2026 le 6 décembre au Zénith d’Amiens.
Une naissance à Alger
La candidate Miss Provence révèle son lieu de naissance lors d’une interview accordée fin novembre. À 26 ans, elle confirme être née à Alger avant de grandir à Marseille, qu’elle décrit comme “la ville de mon cœur”. Julie ne précise pas l’âge auquel elle arrive en France ni les circonstances entourant son installation marseillaise.
Cette naissance algérienne témoigne d’un lien familial avec l’Algérie, pays dont elle porte également le marqueur identitaire à travers son patronyme. Le prénom Julie, d’origine latine, contraste avec le nom de famille Zitouni, profondément ancré dans la culture maghrébine.
Zitouni, le nom qui signifie olivier
Le patronyme Zitouni possède une signification particulière dans la langue arabe. Ce nom de famille signifie olivier, arbre symbolique du bassin méditerranéen incarnant la paix, la longévité et l’enracinement. Cette étymologie crée un pont inattendu entre les origines maghrébines de Julie et la Provence qu’elle représente, région où l’olivier constitue un emblème culturel majeur.
Répandu dans tout le Maghreb et particulièrement en Algérie, au Maroc et en Tunisie, le nom Zitouni témoigne d’une appartenance culturelle nord-africaine assumée. Julie porte ce patronyme sans le dissimuler, incarnant naturellement cette double identité franco-algérienne caractéristique de nombreux Marseillais de sa génération.
Marseille, terre d’adoption et d’identité
Julie grandit à Marseille et y construit son identité. La cité phocéenne, ville cosmopolite par excellence où se mêlent depuis des générations les cultures française et maghrébine, offre à la jeune femme un environnement où sa double appartenance s’épanouit naturellement.
Avant son élection Miss Provence, Julie exerce comme mannequin et travaille occasionnellement comme hôtesse dans les salons automobiles. Elle vit toujours à Marseille à 26 ans, ancrage qu’elle revendique fièrement lors de son élection à Saint-Raphaël le 25 juillet. Elle déclare s’être présentée au concours “pour représenter avec fierté le sud, me dépasser, partager ma joie de vivre”.
Des parents discrets et un combat familial
Julie ne dévoile ni les noms ni les professions de ses parents, préservant leur anonymat. C’est à travers son engagement pour Miss France qu’elle révèle indirectement certains aspects de sa réalité familiale, particulièrement concernant sa mère.
Sa petite sœur naît avec une pathologie non précisée publiquement nécessitant une attention permanente. Face à cette situation, la mère de Julie prend la décision difficile d’arrêter de travailler pour se consacrer entièrement aux soins de sa fille malade. Julie confie qu’elle “n’a aucun moment de répit”, absorbée par les exigences quotidiennes que demande l’état de santé de sa sœur cadette.
L’admiration filiale transparaît dans ses mots : “Pour moi, ma mère, c’est un soldat”. Cette comparaison illustre le combat quotidien mené face aux obstacles administratifs, médicaux et sociaux. Julie observe directement l’épuisement parental et résume cette dynamique par une formule concise : “C’est un cercle vicieux”.
Un engagement concret pour le handicap
Cette expérience familiale pousse Julie à rejoindre l’association L’éveil des héros, structure travaillant autour du répit parental et des enfants atteints de troubles du spectre autistique. Elle en devient marraine et participe à la mise en place d’un centre à Marseille proposant des cours adaptés selon le niveau de handicap, incluant un espace de repos pour les parents.
Son objectif dépasse la visibilité médiatique. Julie espère transformer ce projet marseillais en initiative nationale si elle remporte la couronne. Elle perçoit Miss France comme une tribune pour “rassembler” et mettre en lumière les défis vécus par les familles confrontées au handicap.
L’élimination surprise du Top 12
Julie figure parmi les favorites du public depuis son élection régionale. Son élimination du Top 12 annoncé le 6 décembre constitue l’une des surprises majeures de cette édition. Le jury professionnel, se basant sur le test de culture générale passé en Martinique et un entretien individuel, ne la retient pas parmi les douze demi-finalistes.
Cette non-sélection provoque l’incompréhension, tant son parcours la positionnait comme prétendante sérieuse. Ni Miss Nord-Pas-de-Calais ni Miss Provence, deux régions habituellement bien placées, ne passent ce premier palier de sélection.
Une polémique en coulisses
Quelques minutes après l’annonce du Top 12, une vidéo privée réalisée par Miss Aquitaine Aïnhoa Lahitete fuite sur les réseaux sociaux via le blogueur Aqababe. Dans cette séquence, Julie apparaît aux côtés de sa camarade et prononce une phrase qui déclenche une vive polémique : “Toutes des grosses putes”.
Face au tollé provoqué par ces propos, Julie publie un message d’excuses sur Instagram le 7 décembre. Elle affirme avoir utilisé ce mot “dans un sens familier” signifiant selon elle “les veinardes, les chanceuses” et assure que “ce n’était pas une insulte”. Elle affirme entretenir des relations amicales avec les douze finalistes sélectionnées.
Julie révèle également avoir expliqué dès les préselections qu’elle ne souhaitait pas intégrer le Top 12, ayant compris qu’elle ne pourrait “pas assumer ce rôle avec toute l’exigence qu’il demande”. Elle conclut en prenant “la responsabilité de cette maladresse”, regrettant que ses mots aient été interprétés comme un manque de respect.
Une identité méditerranéenne assumée
À 26 ans et 1,72 mètre, Julie affiche un teint caramel, des yeux marrons et une chevelure châtain-blond bouclée. Son physique reflète ce métissage méditerranéen entre influences européennes et nord-africaines. Ses concurrentes lui décernent le “prix de la sympathie” lors de l’élection Miss Provence, reconnaissant sa personnalité chaleureuse.
Julie se définit comme “quelqu’un de simple, prônant la bienveillance et la positivité”. Cette authenticité constitue un atout dans sa mission de représentation régionale, incarnant la Provence contemporaine dans toute sa diversité culturelle.
La Provence n’a plus remporté Miss France depuis 1979. Sylvie Paréra, dernière Miss Provence couronnée il y a 46 ans, déclare croiser les doigts pour Julie. L’élection du 6 décembre, présentée par Jean-Pierre Foucault et jugée par un jury présidé par Michèle Bernier, couronne finalement Hinaupoko Devèze, Miss Tahiti.