
Né à Clichy en 1973 de parents immigrés marocains, Karim Bouamrane, maire socialiste de Saint-Ouen, s’est déclaré candidat à l’élection présidentielle de 2027 le 9 juin 2026. Il a depuis annoncé son refus de participer à la primaire de son parti tout en maintenant sa candidature.
Un fils d’ouvrier marocain devenu maire de Saint-Ouen
Karim Bouamrane grandit à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, fils d’un ouvrier du bâtiment marocain, dans un quartier scolarisé en réseau d’éducation prioritaire. Son engagement politique démarre dès l’adolescence, à 15 ans, lorsqu’il participe à des mobilisations en soutien aux sandinistes du Nicaragua et pour la libération de Nelson Mandela. Il adhère au Parti communiste français en 1995, à 22 ans, avant de rejoindre le Parti socialiste en 2014.
Après une carrière de cadre dans la sécurité informatique, il devient maire de Saint-Ouen en 2020, réélu en 2026, et occupe en parallèle un mandat de conseiller départemental de Seine-Saint-Denis depuis 2021. Il est marié et père de trois enfants.
Une candidature annoncée hors du cadre du Parti socialiste
Le 9 juin 2026, sur France Inter, Karim Bouamrane annonce sa candidature à la présidentielle de 2027 en dehors du processus de désignation interne du PS, se positionnant comme un candidat de gauche capable de fédérer au-delà de La France insoumise. “Je suis candidat parce que depuis que je suis en responsabilité, j’ai pris conscience de notre force,” a-t-il déclaré, citant vouloir “une France forte, une France humaine, une France qui protège.”
Le 26 août 2026, il a confirmé sur TF1 son refus de participer à la primaire organisée par le PS et Place publique, la jugeant réservée aux seuls militants du parti. Il maintient néanmoins sa candidature et estime pouvoir s’imposer plus tard comme le mieux placé pour rassembler.
Une identité qu’il refuse de réduire à l’ethnicisation du débat
Karim Bouamrane a été l’un des premiers maires d’origine maghrébine à diriger une ville de plus de 50 000 habitants. Lors de sa première prise de fonction en 2020, il avait rendu hommage à ses parents immigrés marocains. Il s’est depuis exprimé publiquement sur cette part de son identité tout en refusant qu’elle définisse son engagement politique, se présentant comme quelqu’un qui n’entend pas ethniciser le combat politique.
Un candidat encore peu identifié nationalement
Face à un paysage de gauche déjà encombré, incluant Raphaël Glucksmann, Marine Tondelier ou Jérôme Guedj, Karim Bouamrane ne dispose pas encore de la notoriété nationale de certains de ses concurrents. Aucune donnée de sondage spécifique à sa candidature n’a été rendue publique à ce jour ; le maire de Saint-Ouen affirme vouloir transformer sa notoriété locale en crédibilité nationale d’ici la campagne.