
Le joueur de rugby néo-zélandais Pita Ahki, pilier du Stade Toulousain depuis 2018, partage sa vie avec Kayla McAlister, ancienne meilleure joueuse mondiale de rugby à sept. Leur union célébrée en décembre 2017 lie deux destins exceptionnels du rugby international. À quelques jours de quitter Toulouse le 1er décembre 2025 pour rejoindre les Auckland Blues, le couple s’apprête à tourner une page importante de leur vie française avec leurs trois filles.
Une rencontre sur les terrains de rugby à sept
L’histoire débute en 2013 lors d’un événement de rugby à sept en Nouvelle-Zélande. Kayla avait 24 ans et Pita seulement 20 ans. La future star du rugby féminin pensait qu’il avait le même âge qu’elle. Connaissant un ami commun, elle s’approche pour demander qui est ce jeune homme. Ce n’est qu’après cette première rencontre qu’ils réalisent partager la même passion pour le rugby, évoluant tous deux dans le circuit international du rugby à sept.
Quelques mois plus tard, ils se retrouvent à la Coupe du Monde de Rugby à Sept en Russie, où les équipes masculine et féminine néo-zélandaises remportent toutes deux la médaille d’or. Cette victoire commune renforce leur complicité naissante. Après plusieurs mois d’amitié, ils commencent à se fréquenter en novembre 2013. Dès mai 2014, après seulement six mois de relation, Pita sait qu’il veut épouser Kayla.
Des fiançailles inspirées par une légende All Black
Pour demander Kayla en mariage, Pita cherche conseil auprès de Keven Mealamu, légende des All Blacks avec qui il jouait aux Blues d’Auckland. Inquiet d’avoir connu sa compagne depuis peu de temps, il interroge le vétéran sur le bon moment pour se fiancer. La réponse de Mealamu est simple et directe : quand on sait, on sait. Quatre ou cinq semaines plus tard, Pita fait sa demande et Kayla accepte.
Les fiançailles durent trois ans, période durant laquelle le couple jongle entre leurs carrières sportives respectives et la préparation de leur mariage. Entre-temps, leur première fille Stella Rose naît en 2017, apportant une nouvelle dimension à leur relation. Cette naissance transforme leurs priorités et renforce leur désir de construire une famille solide tout en maintenant leurs ambitions sportives.
Un mariage de rêve en décembre 2017
Le mariage se déroule en décembre 2017 à la ferme Jonkers, située sur la côte ouest accidentée d’Auckland. Devant 150 invités, Kayla arrive au bras de son père Charlie dans un vieux camion de ferme, portant une robe en dentelle ivoire signée Kellylin Couture. Pita, très ému, essuie une larme en la voyant s’avancer vers lui sur l’allée improvisée sous la canopée forestière.
Le pasteur Onosai Auva’a célèbre la cérémonie et mentionne spécialement leur fille Stella, alors âgée de sept mois, dans les bras de sa grand-mère Trish avec un plâtre violet au pied suite à une petite chute la semaine précédente. Après l’échange des vœux et des alliances, les nouveaux mariés remontent l’allée sur les notes de la chanson de R. Kelly. La réception sous chapiteau se prolonge avec un festin rôti et un orchestre live.
Une famille rugbystique exceptionnelle
Kayla McAlister n’est pas une inconnue dans le monde du rugby. Fille de Charlie McAlister, ancien joueur professionnel de rugby à XIII en Australie et Angleterre devenu entraîneur de Manawatu Rugby Union, elle a grandi dans un univers où l’ovalie règne. Sa mère Trish était elle-même joueuse de netball. Son frère aîné Luke McAlister a obtenu 30 sélections avec les All Blacks entre 2005 et 2011, ajoutant encore au prestige familial.
Cette connexion familiale avec le rugby n’est pas étrangère à l’arrivée de Pita à Toulouse. Luke ayant lui-même joué pour le Stade Toulousain comme centre ou ouvreur, il a recommandé le club à son beau-frère lorsque celui-ci cherchait une opportunité en Europe après une saison difficile au Connacht en Irlande. Cette recommandation s’est avérée déterminante pour la suite de la carrière de Pita.
Trois filles et une vie entre rugby et famille
Le couple a agrandi sa famille avec la naissance de Camille pendant leur séjour en France, puis d’une troisième fille. Kayla, élue meilleure joueuse mondiale de rugby à sept en 2013 et médaillée d’argent olympique à Rio en 2016, a fait des sacrifices considérables pour équilibrer maternité et carrière sportive. Après la naissance de Stella, elle a tenté de maintenir sa carrière internationale tout en élevant leur fille.
Lorsque Pita a signé avec le Connacht en Irlande en 2017, Kayla l’a suivi avec leur fille de dix mois, mettant temporairement fin à sa carrière en équipe nationale néo-zélandaise. Elle s’est alors reconvertie au rugby à XV, jouant pour le club Galwegians. Ce choix illustre la dimension d’équipe de leur couple, où chacun soutient les ambitions professionnelles de l’autre.
Sept ans de succès à Toulouse et le retour au pays
Arrivé au Stade Toulousain en 2018 avec un genou fragile et une réputation modeste, Pita Ahki s’est imposé comme un pilier du club. En sept saisons, il dispute environ 160 matchs et remporte sept finales : cinq Boucliers de Brennus et deux Coupes d’Europe. Son dernier titre remporté en 2025 couronne une carrière toulousaine exceptionnelle marquée par la discrétion et l’efficacité.
La décision de quitter Toulouse avant la fin de son contrat en 2026 relève d’un choix familial. À 33 ans, Pita souhaite que ses trois filles grandissent en Nouvelle-Zélande près de leurs grands-parents et de leurs racines culturelles. Le Stade Toulousain, comprenant ces motivations humaines, a accepté de le libérer le 1er décembre 2025. Kayla et leurs enfants l’attendent pour ce nouveau chapitre avec les Auckland Blues dans le Super Rugby 2025.