Joséphine Japy : l’actrice qui transforme l’histoire de sa famille en premier film

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Joséphine Japy, actrice française

Joséphine Japy, 31 ans, actrice française révélée dans Respire de Mélanie Laurent, signe en 2025 son premier long-métrage en tant que réalisatrice. “Qui brille au combat”, présenté à Cannes et en salles le 31 décembre 2025, raconte l’histoire de sa propre famille confrontée au handicap de sa petite sœur Bertille.

Une famille marquée par le handicap

Joséphine Japy est l’aînée d’une famille de trois enfants. Sa petite sœur, Bertille, est atteinte du syndrome de Phelan-McDermid, une maladie génétique rare qui entraîne un comportement autistique et complique son identification pour le corps médical. Ce handicap lourd au diagnostic incertain a profondément marqué la vie familiale des Japy.

L’identité des parents de Joséphine Japy n’a jamais été révélée publiquement. L’actrice et réalisatrice préserve leur anonymat, préférant mettre en lumière l’expérience universelle des familles confrontées au handicap plutôt que de médiatiser ses proches. Cette discrétion volontaire protège la vie privée de ses parents qui ont traversé des années d’errance médicale avant d’obtenir un diagnostic pour Bertille.

Des années d’errance médicale

Dans son film et lors de ses interventions médiatiques, Joséphine Japy évoque longuement l’impact profond de la maladie de sa sœur avant le diagnostic. Invitée sur le plateau de C à vous le 17 décembre 2025, elle confie que le handicap de Bertille représente “une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes”.

Cette errance médicale a duré des années. Les parents de Joséphine ont consulté de nombreux médecins sans obtenir de réponse claire sur l’état de santé de leur fille cadette. L’incertitude du diagnostic et l’angoisse qui pesait sur l’avenir de la famille ont constitué une épreuve douloureuse pour tous les membres du foyer.

Une enfance entre normalité et inquiétude

Née le 12 juillet 1994 à Paris, Joséphine grandit aux côtés de sa petite sœur handicapée. Cette situation familiale particulière l’amène à se poser des questions existentielles dès l’enfance : comment grandir à côté d’une sœur dont on ignore si elle sera vivante le lendemain ? Comment cette maladie affecte-t-elle chaque membre de la famille ?

Malgré ce contexte familial complexe, Joséphine se découvre très tôt un talent pour la comédie. Elle décroche son premier rôle au grand écran à seulement 10 ans dans Les Âmes grises d’Yves Angelo, où elle incarne une fillette assassinée. Cette précocité artistique témoigne d’une capacité à canaliser ses émotions dans le jeu d’acteur.

Une carrière brillante malgré les épreuves

En 2009, à 15 ans, Joséphine est choisie pour incarner la petite amie de Samy dans la comédie familiale Neuilly sa mère ! En 2012, elle partage l’affiche avec Vincent Cassel dans le film de Dominik Moll, Le Moine. La même année, elle crève l’écran dans le rôle de France Gall pour le biopic Cloclo.

Le tournant de sa carrière survient en 2014 lorsque Mélanie Laurent lui confie le premier rôle de son long métrage Respire, sélectionné à Cannes. Cette collaboration marque le début d’une relation artistique forte entre les deux femmes. Plus récemment, elle apparaît dans la mini-série Netflix consacrée à Bernard Tapie, aux côtés de Laurent Lafitte.

Des études prestigieuses en parallèle

Comédienne talentueuse, Joséphine n’a pourtant pas négligé ses études. Lorsqu’elle ne fréquente pas les plateaux de tournage, elle suit les cours de l’Institut d’études politiques de Lyon. Cette double vie entre cinéma et Sciences Po témoigne d’une rigueur intellectuelle et d’une discipline remarquables.

Ce parcours académique exigeant, mené parallèlement à une carrière d’actrice, reflète probablement l’éducation reçue de ses parents. Bien que leur identité reste secrète, ils ont manifestement transmis à leur fille aînée des valeurs d’excellence et de persévérance malgré les épreuves familiales.

“Qui brille au combat”, un témoignage familial

À 31 ans, Joséphine Japy franchit une étape décisive en réalisant son premier long-métrage. “Qui brille au combat” raconte l’histoire des Roussier, une famille de quatre personnes directement inspirée de la sienne. Le papa est interprété par Pierre-Yves Cardinal, la maman par Mélanie Laurent, Marion l’aînée par Angelina Woreth, et Bertille atteinte d’un handicap lourd par Sarah Pachoud.

Le film explore comment la maladie affecte chaque membre de la famille. Joséphine explique avoir choisi de raconter cette histoire car elle n’a fait que raconter la réalité de plein de familles qui traversent le handicap. Son objectif n’est pas de s’apitoyer mais de témoigner d’une expérience universelle vécue par des milliers de familles françaises.

Le soutien familial comme pilier

Présenté lors du Festival de Cannes 2025 en Séance Spéciale, le film sort dans les salles le 31 décembre 2025. Cette reconnaissance prestigieuse valide le travail de Joséphine et témoigne de la force émotionnelle de son récit. Elle confie que sa famille a tenu bon malgré les années d’errance médicale.

Ce soutien familial mutuel transparaît dans le film. Les parents de Joséphine, bien que non identifiés publiquement, ont manifestement créé un environnement où la solidarité et l’amour ont permis à leurs enfants de se construire malgré l’épreuve. Joséphine a pu poursuivre ses rêves artistiques tout en restant profondément liée à sa sœur Bertille.

Une réalisatrice engagée

En choisissant de mettre en scène l’histoire de sa propre famille, Joséphine Japy s’engage pour la visibilité des maladies génétiques rares et du handicap. Le syndrome de Phelan-McDermid reste méconnu du grand public, et son film contribue à faire connaître cette pathologie et ses conséquences sur les familles.

Sa démarche artistique dépasse le simple témoignage personnel. Elle offre une représentation authentique du handicap au cinéma, loin des clichés misérabilistes ou héroïsants. En donnant la parole à chaque membre de la famille fictive des Roussier, elle montre que le handicap d’un enfant transforme profondément tous les proches.

Joséphine Japy incarne cette génération d’artistes qui utilisent leur art pour donner du sens à leur expérience personnelle. En protégeant l’anonymat de ses parents tout en racontant leur histoire collective, elle trouve un équilibre délicat entre témoignage intime et récit universel. Sa sœur Bertille, au cœur de ce premier film, devient ainsi le symbole de toutes ces personnes handicapées dont les familles se battent quotidiennement avec amour et résilience.

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